ENTRETIEN – A Madagascar, l’UNICEF a traité en deux mois autant d’enfants pour malnutrition aiguë sévère qu’en un an normalement

ENTRETIEN – A Madagascar, l’UNICEF a traité en deux mois autant d’enfants pour malnutrition aiguë sévère qu’en un an normalement

Madagascar est au bord de la famine, en particulier le sud du pays. La raison principale : le changement climatique. L’insécurité alimentaire ne cesse de s’aggraver et touche 1,5 million de personnes. Le nombre d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère est en augmentation. Ces deux derniers mois, l’UNICEF, le Fond des Nations Unies pour l’enfance, a traité 14.000 enfants, un chiffre normalement enregistré au cours de toute une année.

Contrairement à d’autre pays africains, aucun conflit n’entre en jeu dans la situation que subit le sud de Madagascar. L’île est particulièrement exposée aux cyclones en raison de sa situation géographique dans l’océan Indien. En moyenne, 1,5 cyclone touchent les côtes malgaches chaque année et chaque cyclone majeur affecte 700.000 personnes en moyenne. Cependant, ces chiffres sont en augmentation à cause du réchauffement climatique.

Lire plus :

Les forêts du patrimoine mondial jouent un rôle vital dans l’atténuation du dérèglement climatique (UNESCO)

La toute première étude scientifique portant sur les niveaux de dioxyde de carbone des forêts du patrimoine mondial de l’UNESCO révèle qu’elles ont un rôle vital dans l’atténuation du changement climatique en absorbant chaque année environ 190 millions de tonnes de CO2 présentes dans l’atmosphère.

Néanmoins, dix forêts ont émis plus de CO2 qu’elles n’en ont absorbé en raison de la pression exercée par le dérèglement climatique et l’activité humaine : une situation qui doit nous alerter.

Lire plus :

Climat : des politiques industrielles vertes sont essentielles pour l’adaptation des pays en développement (CNUCED)

Face aux effets du changement climatique qui ont un coût économique élevé, les pays en développement devraient mettre en oeuvre des politiques industrielles vertes pour s’adapter, estime la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) dans un rapport publié jeudi.

Dans ce rapport, dont la première partie a été publiée en septembre, la CNUCED appelle à une approche transformatrice de l’adaptation au climat, avec des programmes d’investissement public à grande échelle pour s’adapter aux menaces actuelles et futures, et des politiques industrielles vertes pour stimuler la croissance et la création d’emplois.

Lire plus :

COP26 à Glasgow : « Il est temps de laisser derrière nous les discours stériles », alerte la cheffe des droits de l’homme de l’ONU

« Sans une planète saine, il ne pourra pas y avoir de droits de l’homme, et si nous continuons sur notre lancée, il risque de ne plus y avoir d’êtres humains », a averti jeudi la cheffe des droits de l’homme de l’ONU, invitant la communauté internationale à « une action urgente et prioritaire » pour prévenir « les effets néfastes des changements climatiques.

« Il est temps de laisser derrière nous les discours stériles, les promesses non tenues et les engagements rompus », a déclaré la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, à l’occasion de la COP26. A la place, il s’agit d’adopter des lois, de mettre en œuvre des programmes et de financer rapidement et correctement des investissements, et ce sans plus attendre.

Lire plus :

COP26 : ODD OU CDN ? Notre guide linguistique du climat

Si vous suivez l’ONU depuis un certain temps, vous avez certainement remarqué rapidement la pléthore d’acronymes et de jargons qui abondent au sein de l’Organisation. Il y en aura encore beaucoup d’autres pour vous embrouiller lors de la Conférence sur le climat, la COP26 (encore un acronyme!).

Voici donc notre guide pratique pour vous aider à comprendre certains des mots clés que vous entendrez lors du lancement de cette conférence historique sur le changement climatique qui se tient à Glasgow, en Écosse, du dimanche 31 octobre au vendredi 12 novembre 2021.

Lire plus :

« Ne choisissez pas l’extinction », déclare un dinosaure aux dirigeants mondiaux

Pour la première fois à l’ONU, un dinosaure féroce et bavard fait irruption dans l’emblématique salle de l’Assemblée générale au siège de l’ONU à New York, avec un avertissement spécial pour tous les diplomates qui pensent encore que l’action climatique est pour les oiseaux.

« Au moins, nous avions un astéroïde », prévient la créature, se référant à la théorie populaire expliquant l’extinction des dinosaures il y a 70 millions d’années. « Quelle est votre excuse? »

Lire plus :

En visite au Niger, le Conseil de sécurité a discuté avec les autorités des défis sécuritaires et humanitaires

Lors d’une visite au Niger qui s’est achevée lundi soir, une délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies a discuté avec les autorités des défis sécuritaires et humanitaires auxquels la région du Sahel, et notamment le Niger, sont confrontés.

Après une visite de deux jours au Mali ce weekend, l’objectif de cette visite au Niger était de voir comment le Conseil de sécurité peut mieux soutenir la région du Sahel sur des questions telles que le terrorisme et le changement climatique.

Lire plus :

Les vagues promesses ne suffisent pas : la planète toujours sur la voie d’un réchauffement catastrophique (ONU)

Les engagements nouveaux et actualisés pris ces derniers mois en vue de la conférence cruciale sur le climat, la COP26, constituent une avancée positive, mais le monde reste sur la voie d’une augmentation dangereuse de la température mondiale d’au moins 2,7°C au cours du siècle, même s’ils sont pleinement respectés, selon un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

Le nouveau rapport sur le déficit d’émissions publié mardi montre que les contributions déterminées au niveau national (CDN) actualisées – les efforts déployés par chaque pays pour réduire les émissions nationales, ainsi que les autres engagements pris pour 2030 mais pas encore officiellement soumis – n’entraîneraient qu’une réduction supplémentaire de 7,5% des émissions annuelles de gaz à effet de serre en 2030, par rapport aux engagements précédents.

Lire plus :

Face aux réalités brutales du changement climatique, il faut agir ensemble, plaide le Président de l’Assemblée générale

Combler les écarts financiers et techniques qui limiteront le réchauffement climatique était au centre d’un débat de haut niveau à l’Assemblée générale des Nations Unies mardi à New York.

La réunion d’une journée s’est déroulée quelques jours avant la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, la COP26, pour que les pays tiennent leur promesse de maintenir l’augmentation de la température mondiale à 1,5 degré Celsius, conformément à l’Accord de Paris de 2015.

Lire plus :

La hausse des concentrations de gaz à effet de serre compromet la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris, selon l’OMM

Une fois encore, la quantité de gaz à effet de serre qui piègent la chaleur dans l’atmosphère a atteint un sommet l’an dernier et le taux d’augmentation annuel a dépassé la moyenne de la période 2011-2020. La tendance s’est poursuivie en 2021, d’après le Bulletin sur les gaz à effet de serre que publie l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

La concentration de dioxyde de carbone (CO2), le plus important gaz à effet de serre, s’est établie à 413,2 parties par million en 2020, soit 149% du niveau préindustriel. Le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) se situaient respectivement à 262% et à 123% des niveaux de 1750, quand les activités humaines ont commencé à perturber l’équilibre naturel de la Terre.

Lire plus :